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Arnauld de Petiville, un architecte expérimenté et éclectique

Un projet fait par l'architecte Arnauld de Petiville

Passionné par le monde artistique depuis son enfance, Arnauld de Petiville n’a qu’un seul objectif : mettre en œuvre sa créativité pour répondre aux besoins de ses clients. Cet architecte expérimenté nous partage, dans cet article, son univers, ses conseils et ses sources d’inspirations.

Le parcours d’Arnauld de Petiville 

Photo portrait de l'architecte Arnauld de Petiville
Photo: copyright Guillaume de Laubier

Arnauld de Petiville est issu d’une famille où l’amour de la peinture, de l’architecture et de la décoration se transmet comme une tradition. Notre rencontre débute par le souvenir de son grand-père peintre et élève de Corot ainsi que l’attachement de ses parents à le laisser s’exprimer artistiquement. 

Après avoir travaillé pour une architecte DPLG puis pour un promoteur immobilier, c’est dans les années 1990 qu’Arnauld de Petiville crée son agence. 

Comment est venue votre envie d’être architecte?

Petit, je voulais être paysagiste. J’ai toujours aimé bouger les meubles et peindre les murs. Ma famille m’a également soutenu et motivé lorsque je leur ai exprimé mon envie d’être architecte.

Comment définissez-vous votre style ? 

Il évolue en fonction de mon parcours mais je dirais que je suis assez moderne. J’aime notamment les choses flexibles, simples et faire des mélanges. J’aime également m’adapter à mes clients. 

Il est important pour moi d’avoir dès le début un bon plan, de belles perspectives et une magnifique trame avant d’aborder la phase de la décoration.

Un séjour chaleureux réalisé par Arnauld de Petiville

Quels sont vos outils de travail ? Votre méthode?

Généralement, lorsque j’arrive dans un espace, mes grandes idées arrivent assez rapidement. 

Je fais souvent des projets de A à Z. Je travaille d’abord le plan et progressivement, j’ajoute la décoration qui comprend la lumière et les matériaux. 

Concernant les logiciels, je travaille avec Autocad et SketchUp. Au cours de ma formation à l’ESAM, l’utilisation de ces logiciels n’était pas encore dans mon programme. Je n’ai appris que le dessin. Il m’a donc fallu prendre le virage numérique. Néanmoins, c’est en travaillant avec des architectes qui ne dessinent pas que j’ai réalisé l’importance du crayon. Tout le monde est maintenant très friands de la 3D mais cela reste figé alors que dans un croquis, il y a l’émotion de la main. 

Quel est le projet dont vous êtes le plus fier? 

J’aime mon métier et tous les projets que j’ai fait. Bien sûr il y en a qui m’ont plus marqué comme l’Hôtel Duret à Paris, une belle maison à Dubaï et un appartement à New-York. 

Votre style évolue dans le temps.Y a-t-il un style qui vous définit le mieux? 

J’ai une clientèle très variée donc mes projets ne se ressemblent pas. C’est une richesse. Je n’aime pas les choses chargées et celles qui vieillissent mal. Il faut que ce soit intemporel. Par exemple, je choisis souvent un canapé classique afin de le modifier rapidement grâce à des plaids ou des coussins.

Un espace intemporel et convivial

Si vous deviez relancer une mode en déco, qu’est-ce que ce serait? 

J’aime beaucoup les choses classiques, qui perdurent dans le temps et qu’on peut remettre au goût du jour très facilement.  

J’apprécie particulièrement le style indémodable de David Hicks, aussi les idées novatrices de Philippe Starck. 

Certains de vos projets ont été réalisés en dehors de la France comme à Dubaï. Y a-t-il une particularité/ une spécificité dans les besoins des clients dans chaque pays?

Le climat joue beaucoup. A Dubaï, par exemple, les tissus lourds comme le velours ne sont pas privilégiés. Ce qu’on cherche à apporter c’est un côté estival notamment grâce aux lumières. Les habitudes de vie ont également un impact dans les projets, ce qui nous amène à avoir des demandes spécifiques. 

Avez-vous vu un changement de clientèle au cours du temps?

Oui. Lorsque j’ai un nouveau projet, on me montre des “moodboard”. Je me méfie un peu des réseaux sociaux. Je privilégie mon imagination avant de me diriger vers Pinterest. Les clients me donnent beaucoup d’informations que je dois trier. Néanmoins, il faut qu’ils soient rassurés et qu’ils me fassent confiance car un architecte d’intérieur a besoin de développer sa créativité. 

On a toutefois besoin de voir ce qui se passe ailleurs mais uniquement pour se nourrir et non pour plagier. 

Quel a été le plus gros challenge depuis la création de votre agence en 1990?

 Le challenge technique. Il fallait apprendre à maîtriser Autocad et SketchUp. Si on ne les maîtrise pas, on ne peut pas répondre à l’offre d’aujourd’hui. 

Les astuces déco de l’expert

Vos meilleurs conseils pour choisir un canapé ?

Je suis capable de privilégier l’esthétique au confort. Je préfère qu’il soit beau et moins confortable. Mais pour les clients, j’essaie de rassembler les deux.

Salon lumineux aménagé et réalisé par Arnauld de Petiville
PROJET TURCAT

Plutôt canapé blanc ou canapé couleur ? 

Les couleurs claires et le blanc cassé. 

Votre modèle préféré de notre gamme ? 

Si c’est pour des clients à Paris, je dirais le canapé Beaugrenelle ou le canapé Calvi.

Le canapé Beaugrenelle et le canapé Lacanau

Pour le côté vintage, le canapé Lucey.

Le canapé Lucey dans un espace chaleureux
Le Lucey, un canapé aux lignes droites et épurées

Par ailleurs, pour les maisons en bord de mer, le canapé Saint- Tropez ou le canapé Lacanau

Deux canapés recommandés par Arnauld de Petiville
Le Saint-Tropez et le Lacanau, deux canapés dotés d’un confort incroyable

Dites-nous en plus sur vous… 

Une adresse culturelle incontournable ?  

Les musées et la Fondation Louis Vuitton. Il y a également les librairies et notamment celle du Palais de Tokyo est fantastique. 

Une adresse fetiche pour déjeuner ? 

J’aime beaucoup Le Coq sur la place du Trocadéro. L’ambiance me parle.  

Quelle est la destination voyage de vos rêves ? 

J’aime les destinations où il y a à la fois une ville et la mer comme Hawaï, Miami ou Hong-Kong. 

Votre ouvrage de référence en architecture ? 

En architecture, c’est Oeuvres récentes de Jacques Grange qui est un beau livre où il reflète tout son travail. 

Votre livre de chevet?

Concernant mon livre de chevet mais que j’emmène aussi dans le métro, c’est House of Gucci qui parle de toute l’aventure Gucci. C’est une aventure mode au travers d’incroyables univers décoratifs. 

La Fondation Louis Vuitton – Palais deTokyo, ©Coldcreation, CC BY-SA 4.0 – Hong-Kong – House of Gucci de Sara Gay Forden – Oeuvres Récentes de Jacques Grange

L’architecte d’intérieur qui vous inspire ?

J’ai toujours aimé Andrée Putman notamment son Hôtel Morgans à New York. Toute son aventure et ses projets m’ont beaucoup marqué. 

Philippe Starck est une source d’inspiration. 

Les comptes Instagram à suivre ?

Il y a @goodmoods, @Popus Editions, @Invisible Collection, et @Selency. 

Où est-ce que vous intervenez? 

J’interviens beaucoup à Paris. J’ai aussi beaucoup de clients français qui sont partis vivre à l’étranger ce qui explique pourquoi je quitte aussi Paris parfois. 

Vos réseaux sociaux

Facebook, Instagram et mon site internet